Je suis un fantôme dans sa solitude,
A travers le miroir c'est l'habitude,
Je me laisse croire avec certitude,
Que mon désespoir est incertitude.
Fantôme du soir, celui du cauchemard,
Je me retrouve seul tout à coup dans le noir,
Je n'ai eu qu'un choix, celui de faire peur,
A mon regret, beaucoup de gens en meurent,
Ce manoir triste, cette vieille demeure.
Je dois apparaître rien que pour un instant,
Et disparaître au désespoir des enfants,
Qui croient à la légende de cette histoire,
C'est à leur demande que je me fais voir.
L'histoire parle d'un manoir hanté,
Si elle me voyait elle pourrait se venter,
De m'avoir reconnu au-delà des ténèbres,
D'être ému maintenant qu'elle est célèbre.
Claude Gélé