Quelque part sous le soleil,
Dérivent entre deux continents,
Des hommes privés de sommeil,
Usés, harassés par le temps.
Entassés au fond d’une cale,
D’un bateau poussé par le vent,
Amené par la force du mal,
Là où ils ne seront qu’immigrants.
Ils sont misérables et battus,
N’ayant que de l’eau pour survivre,
Dans l’humidité, dévêtus,
Choisis pour leur gratuite main d’œuvre.
Malgré leurs regards vagues et flous,
Et des blessures qui font souffrir,
Leurs dos brisés par les coups,
Rêvent encore d’être libres.
Quelque part sous le soleil,
Dérivent entre deux continents,
Des hommes privés de sommeil,
Usés, harassés par le temps.
S’éloignent de leur racine d’Afrique,
Séparés de leurs enfants,
Il ne reste plus que chant et musique,
Pour s’évader de leurs tourments.
Te souviens-tu de ces peuples,
Que l’histoire a souvent oubliés,
Il suffit d’y être sensible,
Pour pouvoir la raconter.
Te souviens-tu de ces peuples,
Que tu as sûrement étudiés,
D’en parler, ce n’est pas si simple,
Mais d’y penser, c’est les remercier.
Te souviens-tu de ces peuples, Man
Que tu as sûrement étudiés !
L’Histoire et la civilisation !
Frédéric DESLANDES
Frédéric VIAL
Le 28 mars 2001